“C’est juste une erreur” : quand le sabotage est volontairement orchestré.
- Bonny Coulombe

- 16 juil. 2025
- 2 min de lecture
En entreprise, toutes les erreurs ne sont pas des maladresses.
Certaines sont des manœuvres déguisées.
Volontaires.
Répétées.
Calculées.
Elles visent toujours les points névralgiques :
consignes sensibles,
procédures critiques,
échéances clés.
Et, par hasard… elles explosent toujours au pire moment.
Ce n’est pas un accident.
C’est une stratégie.

Pourquoi saboter ?
Quels objectifs ?
En enquête interne, on retrouve toujours les mêmes ressorts humains :
Prendre le contrôle sans l’assumer : créer le chaos pour apparaître ensuite comme le “sauveur”.
Faire tomber un gestionnaire : le discréditer en douce, le pousser à la faute, le forcer à partir.
Nourrir une vengeance personnelle : suite à un conflit non digéré, une mise à l’écart, une frustration profonde.
Faire pression sur la direction : bloquer un projet, négocier une promotion, provoquer un changement.
Test de pouvoir : certains veulent voir jusqu’où ils peuvent aller sans se faire prendre.
Le sabotage, c'est souvent discret, diffus… mais redoutablement efficace.
Un exemple ?
Dans une entreprise, un employé multipliait les “erreurs” :
retards, négligences de sécurité, remarques désobligeantes envers la direction.
L’enquête a révélé une volonté délibérée de miner l’autorité du gestionnaire, dans le but de prendre sa place.
Résultat : licenciement pour faute grave.
Ce qu’on détecte, nous, en enquête :
Des erreurs sur des tâches pourtant maîtrisées.
Des refus d’appliquer les consignes, toujours justifiés par de faux malentendus.
Des rumeurs qui circulent "sans source".
Des corridors plus actifs que les réunions.
Une usure volontaire du climat.
Les dégâts ?
Confiance brisée.
Gestion fragilisée.
Productivité écroulée.
Et des talents qui partent à cause d’un seul élément toxique qu’on a laissé faire trop longtemps.
Conclusion d’enquête :
Il y a erreur… et il y a sabotage.
À force de tout excuser, on banalise le chaos.
Et on laisse ceux qui sabotent écrire les nouvelles règles.





Commentaires