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Elle vous plaît, cette entreprise, hein ?

Photo du rédacteur: Philippe Chevalier
Philippe Chevalier
il y a 7 jours
4 min de lecture

Tout est beau dans les registres, les chiffres semblent tenir la route et le propriétaire est sympathique, compétent, disponible. Son parcours professionnel est impeccable. Pas une controverse, pas une mauvaise nouvelle, pas même une petite contrariété sur Internet.


L'homme est lisse. Très lisse.


Eh bien, je vous dirais que c'est justement ce qui commence à m'intéresser.


Vous avez rencontré ce monsieur deux ou trois fois. Il connaît son affaire, répond aux questions avec assurance et possède manifestement le talent de mettre les gens à l'aise. Il vous a même fourni spontanément les documents d'immatriculation de ses sociétés. Certaines sont établies à l'étranger, mais il vous a expliqué pourquoi. Tout cela paraît parfaitement logique.


Vous avez probablement déjà commencé à imaginer ce que vous pourriez faire avec cette entreprise. Les nouveaux marchés, les perspectives de croissance, les profits.


Vous êtes peut-être même rendu à discuter du prix.


À ce stade, vous n'avez plus tellement envie qu'on vienne vous compliquer la vie.


C'est généralement à ce moment qu'une vérification sérieuse devient intéressante.


Parce qu'il faut comprendre une chose : un registre des entreprises n'est pas un certificat de bonne conduite. Il confirme des renseignements administratifs. Il peut établir qu'une société existe, identifier certains dirigeants, présenter son historique corporatif et, selon les juridictions, fournir des informations sur ses propriétaires.


C'est déjà ça.


Mais le registre ne vous dira pas nécessairement pourquoi votre futur associé a quitté précipitamment trois entreprises au cours des dix dernières années. Il ne vous dira pas non plus si les relations avec ses anciens partenaires se sont terminées dans la bonne humeur, devant un tribunal ou avec quelques millions de dollars envolés.


Et le registre ne ment pas pour autant. Ce n'est simplement pas son travail.


Prenons un exemple.


Un investisseur étranger vous approche. Il affirme disposer d'importantes capacités financières et propose de participer au développement de votre entreprise. Il possède plusieurs sociétés, notamment au Luxembourg et en Belgique. Il vous présente un organigramme corporatif, des documents officiels et quelques références professionnelles.


Vous faites vos recherches. Les sociétés existent. Les administrateurs correspondent. Les adresses sont exactes.


Voilà qui semble régler la question.


Sauf que les registres ne confirment pas que cet homme dispose réellement des capitaux qu'il prétend investir. Ils ne confirment pas non plus qu'il contrôle personnellement les actifs dont il vous parle.


Et c'est là qu'il faut commencer à s'intéresser aux détails.


Une ancienne société dont il ne vous a jamais parlé. Un changement d'administrateur à une date curieuse. Une participation indirecte dans une autre entreprise. Un ancien partenaire dont le nom réapparaît dans un dossier judiciaire.


Rien de criminel là-dedans, du moins pas nécessairement.


Il arrive qu'une entreprise ferme pour des raisons parfaitement légitimes. Qu'un associé quitte une société à la suite d'un désaccord banal. Qu'une structure internationale réponde à de véritables impératifs commerciaux.


Il faut se garder de transformer chaque anomalie en fraude potentielle. Les mauvais enquêteurs font cela très bien, et les réseaux sociaux encore mieux.


Le véritable travail consiste à reconstituer les événements.


On reprend les dates, les sociétés, les dirigeants, les changements de noms, les activités déclarées. On consulte les archives, les sources publiques disponibles, les documents judiciaires accessibles, les anciennes versions de sites Internet. On confronte les déclarations aux éléments vérifiables.


Parfois, un détail prend une importance qu'on ne lui aurait jamais accordée au départ.


Par exemple, ce monsieur vous affirme qu'il dirige un groupe international depuis quinze ans.


Pourtant, les documents montrent qu'il n'a pris le contrôle de certaines sociétés que beaucoup plus récemment.


Cela peut parfaitement s'expliquer.


Mais il faut vérifier.


Et puis on découvre que plusieurs sociétés présentées comme des partenaires indépendants sont, en réalité, liées aux mêmes personnes.


L'impressionnant réseau international devient soudainement beaucoup moins impressionnant.


Je précise : nous sommes ici dans un exemple, pas dans la description d'un dossier réel.


Il arrive aussi qu'une recherche de réputation produise un résultat inattendu.


Vous aviez entendu dire que votre futur associé avait fait l'objet d'une poursuite judiciaire importante. Une recherche sommaire semble confirmer l'information. Son nom apparaît bien dans les documents.


Seulement voilà : en examinant la procédure, on découvre que l'affaire n'a pas du tout la signification qu'on lui prêtait. L'homme n'était peut-être pas celui qui avait commis la faute alléguée, mais celui qui cherchait à faire valoir ses droits.


La nuance est considérable.


C'est pour cette raison que je me méfie autant des réputations impeccables que des réputations désastreuses lorsqu'elles reposent sur des informations mal vérifiées.


Un excellent profil LinkedIn, quelques photographies en compagnie de personnalités connues et une adresse dans un quartier d'affaires prestigieux ne constituent pas des preuves de compétence ou d'intégrité.


Pas davantage qu'un commentaire anonyme sur Internet ne constitue une preuve de malhonnêteté.


Chez SarX, nous effectuons des enquêtes de réputation et des vérifications d'antécédents commerciaux, notamment dans des dossiers impliquant plusieurs pays. Nous cherchons à établir les faits, à comprendre les liens entre les personnes et les sociétés, et à distinguer ce qui est vérifiable de ce qui relève simplement des déclarations de nos interlocuteurs.


Nous ne cherchons pas nécessairement une fraude.


Il nous arrive de conclure que les informations obtenues sont cohérentes et qu'aucun élément défavorable significatif n'a été identifié dans les limites des vérifications effectuées.


Il nous arrive aussi de remettre un rapport beaucoup moins agréable à lire.


Dans les deux cas, les conclusions doivent pouvoir être expliquées et documentées.


Mais il reste un aspect de ces enquêtes dont on parle rarement.


L'attitude du client.


Vous avez trouvé une entreprise qui correspond exactement à vos ambitions. Vous avez consacré des semaines à négocier. Vous avez déjà parlé de cette acquisition à vos associés, peut-être même à votre famille.


Puis un enquêteur arrive avec des éléments qui ne cadrent pas très bien avec le portrait qu'on vous avait présenté.


Rien qui permette nécessairement d'accuser quiconque. Mais suffisamment pour recommander des vérifications supplémentaires avant de signer.


Et là, curieusement, le problème n'est plus tellement de trouver l'information.


C'est de savoir si vous avez encore envie de l'entendre.


Parce que, finalement, la personne la plus difficile à convaincre dans une enquête de réputation n'est pas toujours celle qui vous cache quelque chose.


C'est parfois celle qui s'apprête à lui faire un chèque.


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SarX — Détectives privés | Enquêtes de réputation et vérifications internationales


Pour toute demande confidentielle : info@sarx.net

 
 
 

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